La chasse à la glu est encore largement pratiquée en France. Cette chasse consiste à enduire de glu des tiges placées ensuite dans un arbre et sur lesquelles les oiseaux viennent d'eux-mêmes se poser.
HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues
La chasse à la glu est encore largement pratiquée en France. Cette chasse consiste à enduire de glu des tiges placées ensuite dans un arbre et sur lesquelles les oiseaux viennent d'eux-mêmes se poser. Ils se retrouvent alors prisonniers : les chasseurs n'ont plus qu'à les récupérer.
Source : CABS
Le journalLe Parisien est revenu sur une enquête menée par la Ligue de Protection des Oiseaux, fermement opposée à la chasse à la glu, jugée cruelle. L'association a observé durant un mois et demi les ravages de la chasse à la glu sur les animaux et entend bien tenter de faire interdire la pratique.Yves Verilhac, le directeur de la LPO, s'insurge :
La méthode est barbare. Plus les oiseaux se débattent, plus ils se retrouvent collés ! Et contrairement à ce que prétendent les chasseurs, ils piègent indistinctement tout type d'oiseaux, y compris des espèces protégées.
En effet, sur le papier, la chasse à la glu n'est autorisée que pour chasser les merles et les grives. Mais sur le terrain, comment s'assurer qu'aucun autre animal ne se fasse piéger ? Impossible, tout simplement. Sur les images filmées par l'association, on peut notamment apercevoir des pinsons, des mésanges bleues ou encore des fauvettes.
Quand ils détachent des proies qui ne les intéressent pas, ils les balancent sans ménagement et sans les nettoyer. Les oiseaux aux ailes encollées finissent par mourir de faim à proximité.
Les chasseurs utilisent des oiseaux capturés précédemment pour attirer leurs proies. Placés dans des cages, les volatiles attirent leurs congénères, qui se retrouvent ensuite piégés dans la colle. Il ne reste alors plus qu'à les décoller à l'acétone.
Source : DR
Selon Le Parisien, on compte 6000 chasseurs à la glu en France. Mais les contrôles sont difficiles. Quant aux associations de chasseurs, elles réfutent tout simplement les dires de la LPO. Eric Camoin, le président de l'Association nationale de défense des chasses traditionnelles à la grive, veut défendre une tradition présente depuis des "générations".
Quand les associations disent que les oiseaux s'épuisent, stressent, c'est complètement bidon ! Nous sommes à l'affût et détachons les oiseaux en moins de 20 secondes. S'il s'agit d'une espèce non autorisée, on la laisse s'envoler.
Ce n'est pourtant pas ce que montrent les images de la Ligue de Protection des Oiseaux, qui les a fait parvenir au Ministère de l'Écologie, ainsi qu'à la Commission européenne.
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