L'association Abolissons la Vénérie Aujourd'hui dénonce un énième scandale provoqué par la chasse à courre. Un homme a été accusé à tort d'avoir agressé un veneur en forêt de Chantilly, le 10 décembre 2019. Alors qu'il se promenait à cheval avec ses chiens, il a croisé une troupe de chasseurs à courre arrivant droit sur lui. Le cavalier, bien décidé à les faire ralentir, écarte les bras, et quelques mots sont échangés.L'affaire aurait pu s'arrêter là. Mais quelques instants plus tard, l'homme est de nouveau accosté par trois chasseurs. L'un d'eux, Jean-Baptiste A., membre de l'équipage Rallye Trois Forêts, se jette sur lui et le roue de coups. Mais pire encore, les veneurs ont ensuite prévenu la gendarmerie, qui a arrêté le promeneur choqué, et pourtant accusé d'avoir frappé des chevaux et des chasseurs, provoquant chez l'un d'eux une blessure très grave. Photo à l'appui. Celle d'un veneur qui avait chuté à deux kilomètres de là de son cheval...
Source : AVA
Très vite, la Société de Vénerie contacte les médias pour faire parler de cette histoire et s'attirer la sympathie. Le promeneur attaqué est présenté comme un dangereux anti-chasse armé d'un gourdin et venu pour en découdre.Mais la vérité a fini par éclater. Le 3 juin 2021, le tribunal de Senlis a condamné l'agresseur du cavalier, un militaire réserviste affirmant avoir agi sur ordre, à verser 1000 euros de dommages et intérêts à la victime. Pour AVA, ce n'est pas la première que les chasseurs profèrent de fausses accusations pour servir leur cause. L'association dénonce :
Au-delà de tout cela, les veneurs revendiquent maintenant ouvertement, par la bouche de leur avocat Me Demarcq, le droit de se faire justice eux-mêmes face à quiconque se trouverait sur leur chemin, jugeant l’État trop laxiste à leurs côtés. La condamnation de ce gros bras au service de ses maîtres est un bon signal pour calmer leur soif de violence.
(Image d'illustration : Lionel Bonaventure)


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