Cette maman orang-outan a été lâchement torturée car elle voulait nourrir son bébé
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Cette maman orang-outan a été lâchement torturée car elle voulait nourrir son bébé

Les orangs-outons sont régulièrement la cible d'actes de cruauté, lorsqu'ils s'approchent de villages pour se nourrir.

HHolyDog Desk·12 juil.·4 min de lecture·18k vues

En décembre 2010, un petit village de Bornéo, Peniraman, fut le théâtre d’une terrible scène de cruauté.Affamée et malade, affaiblie par la destruction des forêtsau profit d’usines de fabrication d’huile de palme, une femelle orang-outan s'est aventurée au plus près des humains, comme le rapporte le siteThe Dodo.Son bébé accroché à elle, elle a parcourule village à la recherche de nourriture. Maiselle n'a rencontréqu'une hostilité farouche de la part des habitants, qui lui ont d'abord jeté des pierres, pour ensuite la frapper à l'aide de bâtons. Un orang-outan mâle a tentéde s'interposer, mais les villageois l'ontrapidement mis en fuite,avant de poursuivre leurs actes barbares.

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Source : @Feri Latief

Après l'avoir attachée en vain, les tortionnairesont arrachéson bébé à la mère, et face à sa résistance désespérée, ont tenté de la noyerdans un bassin. Ils ont finipar la jeter dans une cage, inconsciente, son petittoujours avec elle.L'International Animal Rescue(IAR)explique:

Une foule nombreuse s'est rassemblée autour de la cage, amusée par leur souffrance. La mère a utilisé tout ce qui lui restait de force pour enrouler ses bras autour de son bébé terrifié, pendant que ce dernier essayait désespérément de couper les cordes nouées autour des bras et des jambes de sa mère.

Anita, une vétérinaire de la fondationde l'IAR, présente à proximité des lieux, a puenfin intervenir pour mettre un terme à ce long calvaire. Elle a faittout son possible pour sauver les deux animaux, mais hélas, la mère est morted'un œdème et d'une hémorragie au niveau des poumons. Seule survivante,Peni, le petit bébé,a ététransférée dans un des centres de sauvetage de l'IAR, où, pendant quatre ans, elle a reçules soins nécessaires à sa réhabilitation dans la nature.Peni a retrouvé la vie sauvage en automne 2015, lors d'une cérémonie officielle en présence du gouvernement local et des membres de l'IAR. Accompagnée de deux autres anciens pensionnaires du centre, elle mène désormais une existence paisible sous la surveillance étroite de la fondation.

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Source : @International Animal Rescue

Mais si l'histoire de Peni, dont la toute jeune vie avait pris un tour terrible, se termine sur une note d'optimisme, elle ne peut faireoublier lasituation dramatique que connaissent aujourd'hui les orangs-outans de Bornéo et de Sumatra. Ces deux espèces ont été placées sur la liste desespècesen danger par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Celle-ci a tiré la sonnette d'alarme dans un rapport en date du 8 juillet 2016 : l'orang-outan de Bornéo est désormais au bord de l’extinction.Chassés de leur habitat naturel par l’activité humaine qui ne cesse de s’étendre, menacés par les braconniers – à la fois pour leur viande et le commerce illégal d'animaux –, ces grands singes risquent en effet de disparaître si rien n’est fait.Les orangs-outans de Sumatra et de Bornéo ont connu un déclin démographique terrible aux cours des 75 dernières années. Chaque année, près de 5000 orangs-outans de Bornéo seraient massacrés.

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 Source : @International Animal Rescue

Plusieurs associations tentent de se battre pour la survie de l'« homme de la forêt » – traduction du mot malaisorang hutan. Le WWF propose un programme de parrainage destiné àaiderles efforts de sauvegarde, tandis que l'International Animal Rescue offre la possibilité de faire un donpour financer ses centres.Selon l’UICN et la fondation IAR, les dix années à venir seront capitales pour la préservation de l'espèce, sans quoi l'orang-outan rejoindra la longue liste des animauxaujourd'hui disparus, aux côtés par exemple du thylacine, du tigre de Bali ou du dauphin de Chine, tous victimesde l'expansion humaine.

Via : @The Dodo