Cet instrument de torture utilisé pour soumettre les éléphants vient d’être banni en Californie
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Cet instrument de torture utilisé pour soumettre les éléphants vient d’être banni en Californie

La Californie a ordonné l'interdiction d'un objet utilisé pour le dressage des éléphants et qui provoquait de lourdes blessures.

HHolyDog Desk·12 juil.·4 min de lecture·18k vues

Victoire pour les défenseurs des animaux en Californie, aux États-Unis.Le 29 août 2016, un projet de loi soutenu par l'association Performing Animal Welfare Society (PAWS) et l'association Humane Society of the United States (HSUS) a été approuvé par le gouverneur de Californie, Jerry Brown, comme le rapporte le site The Dodo.

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Source : WildLifePlanet

Cette loi interdit l'utilisation d'un instrument appelébullhook, sorte de tisonnier à crochet utilisé dans le dressage des animaux de cirque, et entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Elle constitue l'aboutissement d'un long combat contre la maltraitance animale au sein des cirques et un premier pas, peut-être, vers l'interdiction national de cet instrument de torture.Lebullhook, ou ankus,permet au dresseur de contraindre l'éléphant par la douleur et la force. Catherine Doyle, membre de PAWS, explique à The Dodo :

Il est utilisé pour violemment piquer, accrocher et frapper les éléphants, pour les dominer et les contrôler, ainsi que pour les faire participer au spectacle sur signal. Les éléphants des cirques vivent sous la menace constante du bullhook, du jour où, encore tout petits, ils sont séparés de leur mère, jusqu'à la fin de leur vie.
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Source : PETA

Plusieurs villes américaines ont déjà banni son utilisation, mais la Californie n'est que le deuxième état des États-Unis, après Rhode Island en 2011, à l'interdire.

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Source : PETA

Les conséquences de l'utilisation de ces instruments sur le bien-être de l'animal sont terribles, tant sur le plan physique que psychologique.En France, la détention d'animaux dans les cirques est soumise à plusieurs textes, mais ceux-ci ne sont que peu appliqués, en raison d'un manque de contrôle et de sanctions, même si l'arrêté du 18mars 2011, remplaçant celui du 21 août 1978, impose des conditions de détention plus contraignantes.L'article L413-2 du code de l'environnement rappelle la nécessité de posséder un Certificat de capacité dès lors que l'on souhaite se porter acquéreur d'un animal non domestique.Mais ce diplôme ne reconnait en rien la compétence du propriétaire à assurer le bien-être de son animal.

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Source : Cirque de France

47 pays ont déjà interdit l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques, mais la France n'en fait pas partie, même si certaines villes, comme Chartres ou Tourcoing refusent d'accueillir ce type d'établissement itinérant.Mais la question de la captivité n'est jamais seulement l'affaire des cirques, des zoos ou des parcs aquatiques qui détiennent ces animaux. Elle implique également la responsabilité des visiteurs, qui, souvent par manque de connaissance, continuent de s'y rendre chaque année. La diffusion de l'information est donc capitale. Les cirques n'ont pas besoin d'animaux pour plaire, comme le prouve par exemple le Cirque du Soleil.Pour agir contre les cirques qui utilisent desanimaux sauvages, vous pouvezdemander à votre maire d’interdire la venue de compagniesaccompagnées d’animaux dans votre ville ou encore signer cette pétition lancé par la Fondation 30 Millionsd’Amis.Et pour connaître les communes françaises qui agissenten faveur des animaux,vous pouvez visiter le site de l’association Code Animal.

Via : The Dodo