Les îles Caïman sont une destination touristique paradisiaque, qui offrent de magnifiques plages de sable blanc et une faune sauvage incroyable. Elles abritent notamment une population de tortues de mer qui y viennent chaque année pondre leurs œufs.

Source : WAP
Malheureusement, plusieurs entreprises ont décidé de tirer profit de cette espèce en danger, en créant des pièges à touristes dont les intentions ne sont pas toujours claires.LeCayman Turtle Centre(CTC), auparavant connu sous le nom de Cayman Turtle Farm, se présente comme un programme éducatif qui permet de rencontrer des tortues de mer, tout en participant à la défense de l'espèce pour empêcher sa disparition. Mais la société cache une autre vérité : 8.7% de leurs profitsproviennent en réalité du commerce de viande de tortue.

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Un visiteur a ainsi expliqué sur la pageFacebookde l'entreprise :
L'agence de voyage via laquelle nous avons réservé notre voyage nous a fait croire que dans votre établissement où l'on élevait des tortues pour les remettre ensuite en liberté, afin d'aider leur population en déclin/en danger. Si j'avais su que les tortues que vous élevez sont destinées au commerce de la viande, je ne vous aurais pas donné un seul centime ni posé le pied dans votre établissement. Lorsque j'ai découvert tout ça, j'en ai eu l'estomac retourné.
Même si le pourcentage représenté par le commerce de viande peut sembler faible, celaéquivaut malgré tout àprès de 32 tonnes au total.CTC a également tenté de contourner lesrégulations de laConvention on International Trade in Endangered Species (CITES), Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction en français. David Godfrey, directeur de l'associationSea Turtle Conservancy, a confiéàThe Dodo :
Il y a quelques années, la ferme a été prise la main dans le sac ; elle tentait de vendre et d'exporter des tortues vertes vivantes vers l'Europe, pour être exposées dans des aquariums privés visant le profit, ce qui est une violation des lois de la CITES. Nous les avons rappelés à ordre et avons interrompu le transport [des animaux]... Nous nous sommes également opposés avec force aux multiples essais de la ferme pour faire réviser les régulations de la CITES afin de permettre l'exportation de leurs produits à base de tortue.

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De plus, les débuts de l'entreprise posent eux-mêmes question. Leur cheptel de tortues a été acquis après le vol dans la nature de477 644 œufs entre 1968 et 1978. C'est d'ailleurs ce genre de comportement, semblable à un pillage, qui a conduit à la classification des tortues de mer comme espèce en danger.Dans les locaux de CTC, les animaux vivent dans des bassins en béton surpeuplés, où les touristes peuvent les manipuler. Cette vie est en totale opposition avec celle qu'ils mènent dans les océans, où ils peuvent nager en toute liberté.Neil D’Cruze, spécialiste de la vie sauvage à l'associationWorld Animal Protection (WAP),a déclaré :
Le stress et les blessures associés avec la manipulation répétée de ces tortues de mer sauvages par les touristes est juste le sommet de l'iceberg. Derrière tout ça, des centaines de tortues sont entassées dans des bassins surpeuplés, hors de vue des touristes.

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CTC prétend que 31 000 tortues vertes, nées dans la ferme, ont été remises en liberté, mais aucune donnée ne permet de savoir combien d'entre elles ont survécu.D'autant que les tortues ainsi relâchéespeuvent constituer un danger pour les animaux nés dans la nature. Le stress vécu en captivité les rend plus susceptibles aux maladies, qui peuvent ensuite gagner les populations sauvages.

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Un peu moins de1 300 tortuesont d'ailleurs perdu la vie à CTC en 2014, à la suite d'une infection bactérienne.Neil D'Cruze a confié àThe Dodo :
En remettant en liberté des tortues nées en captivité, CTC peut avoir un impact négatif sur les populations de tortues sauvages, car la remise en liberté d'animaux captifs comporte le risque de transmettre des maladies et contribuer à une pollution génétique, accélérant ainsi le déclin de l'espèce.
Autre fait méconnu des touristes, une étude menée en 2015 par l'université d'Oxford montre queCTC fait partiedes attractions les plus cruelles mettant en scène des animaux sauvages.Hélas, la méconnaissance du grand public permet à ce genre d'établissement de continuer à prospérer.Pour tenter de mettre un terme à ces pratiques cruelles,signez la pétitiondemandant au président du siteTripAdvisor de retirer le certificat d'excellence accordé à la ferme.
Via : The Dodo
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