Au Jardin des Plantes de Toulouse, une tragédie frappe la population aviaire, touchée par une épidémie de botulisme. Au cours des trois dernières semaines, au moins 18 canards ont été retrouvés morts ou en agonie. Des analyses approfondies des foies de ces oiseaux, effectuées par un laboratoire spécialisé en Bretagne, ont révélé la cause de ces décès : le botulisme.
Le botulisme aviaire est la conséquence de la contamination des oiseaux par une bactérie qui se développe dans les eaux chaudes, comme le rapporte La Dépêche du Midi. Il est important de souligner que cette maladie n'a pas d'impact sur la santé humaine, comme le précise Françoise Ampoulange, élue municipale en charge du dossier. Cependant, elle est reconnue comme l'une des maladies les plus dévastatrices pour les oiseaux aquatiques à travers le monde.
La principale raison de cette épidémie réside dans le réchauffement de la température de l'eau de l'étang fréquenté par ces canards, où ils se nourrissent et s'abreuvent. Ce phénomène provoque une diminution du taux d'oxygène dissout dans l'eau, créant ainsi un environnement favorable à la germination des spores de la bactérie du botulisme, explique l'élue municipale.
Il est important de noter que d'autres causes potentielles, telles que la grippe aviaire et les cyanobactéries, ont été exclues par les autorités compétentes, notamment la direction départementale de la protection des populations (DDPP).
La prise en charge de ces canards s'avère délicate, car ils sont sauvages et difficiles d'accès, rendant un traitement antibiotique contre le botulisme quasiment impossible. Face à cette situation critique, l'élue toulousaine a sollicité l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) pour évaluer s'il existe des traitements antibiotiques ou des moyens de prendre en charge les canards encore en vie et éviter leur décès.
Une association de défense des animaux nommée Paz a alerté les autorités municipales de Toulouse sur cette situation préoccupante. Ils demandent instamment à la mairie de prendre des mesures immédiates pour soigner les canards survivants du Jardin des Plantes et partager les résultats des analyses de l'eau.
Amandine Sanvisens, cofondatrice de Paz, souligne que ces canards ne sont pas des animaux sauvages, mais plutôt semi-sauvages, étant placés dans des plans d'eau artificiels. Elle insiste sur la responsabilité de la mairie dans leur protection et leur bien-être. Elle plaide en faveur de mesures de prévention, comme la régulation de la température de l'eau, pour éviter de futures infections. Cependant, l'édile rappelle que ce sujet relève des compétences de l'État et non de la municipalité.


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