Ariège : nouveaux tirs d'effarouchement
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Ariège : nouveaux tirs d'effarouchement

De nouveaux tirs d'effarouchement ont été autorisés en Ariège, au Col d'Escots, près d'Ustou, et à Le Trapech, près de Bordes-Uchentein.

HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues

De nouveaux tirs d'effarouchement ont été autorisés en Ariège, au Col d'Escots, près d'Ustou, et à Le Trapech, près de Bordes-Uchentein, comme le rapporte le site d'informations France Info. Ces mesures ont été prises suite à la multiplication des attaques d'ours contre les troupeaux.Selon un rapport de l'Office Français de la Biodiversité, 287 attaques, sur les 349 de l'année 2019, ont eu lieu en Ariège. Face à ces chiffres, la préfecture a donc décidé de renforcer la protection des cheptels dans deux estives d'Ustou, où plusieurs éleveurs ont perdu des animaux. Ces derniers, en général, ne succombent pas directement aux attaques d'ours, mais à des décrochages : poussés par la peur, ils fuient et font des chutes mortelles dans les ravins.Les tirs d'effarouchement obéissent à des procédures très encadrées. Ils ne peuvent être réalisés que par des agents de l’OFB ou par les éleveurs, les bergers ou des lieutenants de louveterie. Les personnes autorisées à tirer doivent également avoir subi une formation consacrée à l'effarouchement de l'ours brun. Enfin, les tirs doivent être non létaux : ils se font à base de balles en caoutchouc.

Source : Pixabay

La préfète de l'Ariège explique :

L’an dernier, on a fait plusieurs interventions mais plus tard dans la saison. Là on intervient beaucoup plus tôt et le souhait c’est de faire plusieurs interventions sur plusieurs estives en simultané. Donc être plus efficace.

Alain Reynes, directeur de l'association Pays de l’ours Adet, considère l'effarouchement comme inefficace :

Partout dans le monde ce qui s’organise avec succès, c’est la protection des troupeaux. Dans les Pyrénées, précise-t-il c’est encouragé mais malheureusement avec des réticences (…) là où cela s’est mis en place avec un peu d’expérience et de technicité cela fonctionne très bien.

Un avis bien entendu pas partagé par la préfecture, qui indique :

L'effarouchement est un des outils avec la protection des troupeaux, les systèmes de détection de l'ours, la signalétique ou encore la sécurisation des foyers de prédation qui permettent d'assurer une bonne cohabitation de tous dans le massif. C'est la combinaison de ces outils et surtout l'implication de tous les acteurs qui rendent le dispositif efficace.En 2019, il y a eu 15 nuits d'intervention dont 5 où l'Office français de la Biodiversité a vu l'ours.

La question de la présence de l'ours dans les Pyrénées ne cesse d'alimenter les polémiques. La découverte du cadavre d'un plantigrade, près d'Ustou, au début du mois de juin 2020, a justement ravivé les tensions entre les agricultures et les défenseurs des animaux.