Le village d'Arfeuilles, situé dans le département de l'Allier, a fait revivre une tradition ancienne et controversée le 15 août 2023. Le « cou de l'oie » implique que des cavaliers essaient d'arracher la tête d'une oie morte suspendue à une corde. Cette pratique avait été mise de côté pendant trois ans, mais a été réintroduite cette année, suscitant l'inquiétude et la colère de nombreux défenseurs des animaux.
La motivation pour réintroduire cette tradition est clairement exprimée par le maire d'Arfeuilles, Michel Guicherd : « Le but est juste de relancer la tradition du cou de l'oie pour animer le village ». Il souhaite revitaliser la fête patronale de la ville par le biais de cette pratique ancienne.
Cependant, la décision n'a pas été prise sans opposition. Les réactions des défenseurs des droits des animaux ont été instantanées et farouches. Les associations de protection animale, ainsi que de nombreux internautes, ont vivement critiqué cette décision. Sandra Krief, adjointe à la Condition animale à Grenoble, a exprimé sa stupéfaction sur les réseaux sociaux : « Mais quoi?! Une oie qui sert de piñata, abattue et frappée puis le cou tranché devant un public familial! Sérieusement! Comment une municipalité peut autoriser un tel spectacle morbide qui prône la violence envers le vivant ».

L'historique de cette pratique à Arfeuilles montre une opposition antérieure. Le prédécesseur de Guicherd, Jacques Terracol, avait partagé en 2018 ses propres réserves. Terracol avait déclaré avoir été la cible de « courriers incendiaires » et avait admis que cette tradition pouvait être perçue comme barbare, notamment lorsqu'un parent tient la tête de l'oie au bout d'une épée devant son enfant.
Malheureusement, Arfeuilles n'est pas la seule commune à avoir de telles traditions. En 2022, la Fondation 30 Millions d’Amis avait déjà dénoncé un événement similaire, le « tir à l'oie », organisé dans le village de Beaux. Bien que ces événements persistent, l'opposition grandissante du public donne espoir à ceux qui souhaitent leur fin. La sensibilisation croissante aux droits des animaux pourrait signifier que de telles pratiques ne perdurent pas indéfiniment.
La recrudescence de traditions comme le « cou de l'oie » soulève des questions importantes sur la place de telles pratiques dans la société moderne. Le débat se centre sur le respect des traditions versus le respect de la dignité animale. Avec une sensibilisation accrue et un public de plus en plus vocal contre de telles cruautés, il est possible que la voix de l'opposition l'emporte à l'avenir. Seul le temps nous dira si la tendance actuelle de revitalisation de ces traditions se poursuivra ou si les voix appelant à la compassion et au respect des animaux prévaudront.


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