Faire évoluer la loi sur les chiens dangereux : un enjeu pour les prochaines élections de la SPA
Thierry Bedossa, à la tête de la liste Action SPA, candidate à l'élection du prochain conseil d'administration de la SPA, est favorable à une évolution de la loi sur les chiens dits "dangereux". Objectif : ne plus stigmatiser les chiens de type "Pitbull", leur éviter ainsi des euthanasies massives, et privilégier la sensibilisation à une détention responsable de chiens.La loi de 1999 sur les chiens dits "dangereux" (de catégorie 1 et 2) a mis à l'amende plusieurs races de molossoïdes selon des critères morphologiques très précis, condamnant ainsi certains chiens à l'euthanasie. Les chiens concernés par cette loi ne sont pourtant pas plus dangereux que les autres."Si la liste Action SPA est élue le 22 juin au prochain conseil d'administration de la SPA, j'ouvrirai la discussion sur l'extension de la diagnose morphologique : un examen qui, s'il était réalisé plus souvent sur des chiens présumés catégorisés, permettrait de ne plus laisser un seul animal être euthanasié sous prétexte qu'il ressemble à un Pitbull", explique Thierry Bedossa."En effet, affirme le docteur vétérinaire, grâce à la diagnose et à l'évaluation comportementale, si elle est assortie de recommandations adéquates pour circonscrire la dangerosité, nous pourrions sauver presque tous les chiens dits dangereux, pour peu que leurs propriétaires soient responsables et en mesure de leur offrir des conditions de vie appropriées à leur dangerosité potentielle".

Source : Pixabay
Une formation obligatoire pour tous les futurs adoptants
En parallèle, la liste Action SPA souhaite encourager l'adoption responsable, mais "aller encore plus loin", déclare Thierry Bedossa, "en ouvrant la discussion sur une formation obligatoire préalable à toute adoption d'un animal de compagnie, et donc à tous les chiens, qui permettrait à chaque nouveau propriétaire d'acquérir des connaissances sur les besoins de l'animal". Proposée et validée en ligne, cette formation, à la charge de l'adoptant, pourrait se substituer à la législation contraignante sur les chiens dits dangereux.Enfin, conclut Thierry Bedossa, "il faut s'appuyer sur l'expérience de la loi pour obtenir qu'elle soit levée, et tenir compte des données disponibles sur les morsures notamment, qui ne mettent jamais en avant les races catégorisées, bien au contraire."


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