3 éléphants en captivité aux États-Unis ne peuvent être libérés
Le juge James Bentivegna, qui officie à Torrington, dans le Connecticut (États-Unis), a opposé une fin de non recevoir à la requête que lui présentait l'organisation Nonhuman Rights Project.
HHolyDog Desk·7 avr.·3 min de lecture·18k vues
Le juge James Bentivegna, qui officie à Torrington, dans le Connecticut (États-Unis), a opposé une fin de non recevoir à la requête que lui présentait l'organisation Nonhuman Rights Project. Son but ? Reconnaître aux animaux le statut de personnalité juridique, afin de faire appliquer les droits qui y sont associés.L'association entendait faire jouer ce statut pour demander la libération de trois éléphants du zoo Commeford, Beulah, Karen et Minnie. Les pachydermes ont été arrachés à leur famille dans les années 60 et 70, avant d'être envoyés aux États-Unis, où ils vivent depuis une vie d'exploitation.S'appuyant sur l'idée que les éléphants sont des animaux particulièrement intelligents, capables de communiquer, de comprendre les conséquences d'une action et de transmettre des connaissances aux plus jeunes, possédant une conscience de soi,Nonhuman Rights Projectdéclarait :
Leurs capacités cognitives complexes [sont] suffisantes pour le statut de personne sous le système de la common law et du droit de la common law à la liberté de mouvement.
Source : Animal Defenders International
Malheureusement, le juge Bentivegna a rejeté la demande, estimant que la cour ne disposait pas des connaissances nécessaires sur le sujet, ajoutant par ailleurs que la requête était très légère sur le plan légal. Il a également ajouté que le groupe ne disposait pas d'une relation solide avec les éléphants pour faire valoir cette pétition. Le manque de jurisprudence – aucun éléphant n'ayant jamais reçu le statut de personnalité juridique – a également fait pencher la balance.
Source : Animal Defenders International
Le magistrat a déclaré que cette procédure pouvait être menée par des parents ou des proches des individus concernés – le plus souvent des mineurs, dans le cas d'êtres humains –, arguant ainsi que le groupe n'était pas les parents des trois éléphants. Il a également tenu à rappeler que la demande devait être faite dans l'intérêt de la partie concernée :
Le requérant n'ayant pu prouver l'existence d'une relation tangible avec les éléphants, le requérant n'a aucune légitimité.
En 2015, un tribunal de New York avait reconnu ce statut de personnalité juridique à deux chimpanzés. Le Nonhuman Rights Project entend bien faire appel de la décision deJames Bentivegna. Du côté du zoo, on nie toute maltraitance. Les responsables dénoncent par ailleurs une machination médiatique visant avant tout à récolter de l'argent.
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