Ariège : un ours retrouvé mort

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Le cadavre d’un ours, tué par balles à Ustou, dans l’Ariège, a déclenché la colère de nombreuses associations de défense des animaux, comme le rapporte le journal d’informations 20 Minutes. L’animal a été découvert le 9 juin 2020.

 

Face à cet abattage parfaitement illégal, la ministre de la Transition écologie et solidaire, Elisabeth Borne, a pris la parole sur Twitter pour dénoncer ce fait odieux. Elle s’insurge :

 

Un ours a été découvert aujourd’hui en Ariège, abattu par balles. L’ours est une espèce protégée, cet acte est illégal et profondément condamnable. La préfète s’est rendue sur place. L’Etat va porter plainte.

 

Le plantigrade est un jeune mâle. Le procureur de l’Ariège a ouvert une enquête, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Saint-Girons. Les enquêteurs devront déterminer s’il s’agit d’un accident – tir pour se défendre – ou d’un cas de braconnage. C’est la première enquête de ce type en France depuis la mort de l’ourse Cannelle, en 2004. Le chasseur qui l’avait abattue avait été condamné à 10 000 euros d’amende. La peine maximale pour le braconnage et l’abattage d’une espèce protégée est de 150 000 euros.

 

 

Alain Reynes, directeur de l’association Pays de l’ours, a lui aussi fait part de sa colère :

 

Personne n’a le droit de supprimer un ours dans les Pyrénées, c’est inconcevable. C’est une espèce protégée. Bien entendu, [nous] les associations allons également déposer plainte et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver les responsables et les faire condamner.

 

Du côté des chasseurs, si la joie n’est pas clairement affichée, il n’en reste pas moins qu’on ne pleure pas la mort du plantigrade. Rémi Denjean de l’ADDIP, l’association pour le développement durable de l’identité des Pyrénes, explique :

 

Nous ne condamnons pas cet acte même si l’ours n’y est pour rien. Si on en arrive là, c’est parce que nous sommes totalement abandonnés par l’Etat avec nos bêtes. En octobre dernier, on nous a promis des cabanes d’urgence pour nous protéger, nous ne les avons toujours pas. Quand un ours est retrouvé mort, on dirait que c’est plus grave que si c’était un homme !

 

Source : Twitter

 

La présence de l’ours en France, à l’instar de celle du loup, cristallise de nombreuses tensions, notamment avec les éleveurs, qui considèrent l’animal comme une menace pour leurs troupeaux. Le « plan ours » du gouvernement avait même été abandonné face aux manifestations des agriculteurs. À l’heure actuelle, on compte un peu plus de 50 plantigrades dans les Pyrénées.

 

Le remplacement de l’ours tué n’est pas à l’ordre du jour.

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