Animaux séquestrés, fouettés, enchaînés : nouvelle enquête choc dans l’enfer des cirques

ADVERTISING

Lundi 18 juillet, l'association PETA a révélé une nouvelle enquête choc qui dénonce les méthodes de dressage révoltantes des cirques de la ville de Suzhou, dans l’est de la Chine.

 

" Ils pleuraient de détresse"

 

Dans la vidéo, on découvre des animaux sévèrement maltraités : frappés, fouettés mais également soumis à des procédés particulièrement choquants, comme ces oursons qui sont enchaînés par le cou pendant des heures sans pouvoir toucher terre, pour les habituer à tenir sur leurs pattes arrière.

 

 

PETA explique :

 

Les oursons grognaient et se débattaient lorsqu'on les tirait par les chaînes qu'ils portaient autour du cou. On les laissait attachés durant des heures pour les forcer à se tenir sur leurs pattes arrière. Ils se recroquevillaient alors qu'on les forçait à sauter par-dessus des obstacles ou tenir en équilibre sur les poutres, et on les frappait avec un bâton lorsqu'ils se trompaient. Ils pleuraient de détresse et accrochaient leurs pattes aux barreaux métalliques des cages dans lesquelles ils étaient enfermés.

 

Source : @PETA

 

Les félins subissent également un sort peu enviable. Les images montrent en effet des dresseurs frappant les tigres et les lions avec des fouets ou des barres pour qu'ils exécutent docilement des numéros pathétiques.

 

Comme ce tigre, forcé à tenir en équilibre sur un ballon.

 

Source : @PETA

 

10 cirques visités en caméra cachée

 

Pour obtenir de telles images, les premières du genre selon Le Monde, PETA a enquêté en caméra cachée dans 10 cirques de Suzhou, cette métropole chinoise surnommée "capitale mondiale du cirque" pour les 300 chapiteaux qu'elle accueille toute l'année.

 

PETA-cirques-chine-enquete-3Source : @PETA

 

Et partout, le même constat : des animaux en détresse qui subissent la violence du dressage et la frustration de l'enfermement.

 

Isabelle Goetz, porte-parole de PETA France, explique au Monde :

 

Les animaux sauvages ne comprennent pas et ne veulent pas exécuter ces numéros qui n’ont pour eux aucun sens, ne sont pas naturels et sont souvent douloureux, mais ils sont obligés de les répéter encore et encore, sinon ils risquent d’être battus ou pire. Les animaux sauvages ne veulent pas être en contact avec les humains.

 

Source : @PETA

 

L'enfer des cirques, au-delà de la Chine

 

Avec cette nouvelle enquête, PETA souhaite pointer du doigt le calvaire qu'endurent tous les animaux sauvages dans les cirques, et pas seulement en Chine. Privés de leur environnement naturel, condamnés à vivre dans de minuscules cages, les animaux de cirque profitent d'une existence misérable.

 

Isabelle Goetz continue :

 

Ce genre de cruauté n’est pas inhérente à la Chine. Partout, les zoos emploient l’intimidation et la punition pour contrôler les animaux et les enferment dans des cages minuscules, des caravanes ou des wagons.

 

Source : @PETA

 

Vers la fin des animaux sauvages dans les cirques ?

Par chance, les consciences semblent évoluer. En 2014, la Belgique a par exemple interdit la présence d'animaux sauvages dans les cirques. Tout comme l'Autriche, la Grèce et la Catalogne, en Espagne, quelques années auparavant.

 

Source : @PETA

 

Même si la France affiche ainsi un retard manifeste sur le sujet, il est encourageant de voir qu'au niveau local, plusieurs municipalités ont récemment pris la décision de refuser les cirques qui proposent des spectacles d'animaux sauvages. C'est notamment le cas d'Ajaccio, de Montreuil, de Bagnolet ou encore de Tourcoing.

 

Espérons qu'il s'agisse là des prémices d'une évolution sociétale plus profonde.

 

Pour agir contre les cirques avec animaux sauvages, vous pouvez demandez à votre maire d'interdire les cirques utilisant des animaux dans votre ville ou encore signer la pétition lancé par la Fondation 30 Millions d'Amis.

 

Et pour connaître les communes françaises qui agissent en faveur des animaux, vous pouvez visiter le site de l'association Code Animal.

 

Via : @LeMonde

ADVERTISING