Affaire Pilarski : les tests ADN confirment la culpabilité de Curtis ?

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Les tests ADN semblent être venus confirmer ce qu’un rapport de deux vétérinaires avait déjà laissé entendre au début du mois de novembre 2020. Curtis, le chien de Christophe Ellul, le compagnon d’Elisa Pilarki, serait bien le seul et unique responsable de sa mort, comme le rapporte le site d’informations France Info.

 

Pour l’instant, seule la société de vénerie, le Rallye de la Passion, s’est exprimée sur cette information, en déclarant que les résultats innocentaient pour de bon les chiens de chasse. Ceux-ci participaient à une chasse à courre à proximité du lieu où a été retrouvé le cadavre de la jeune femme de 29 ans et enceinte de six mois, au mois de novembre 2019, dans l’Aisne. La société de chasse a ainsi déclaré dans un communiqué :

 

Réalisés par un laboratoire d’expertise génétique, ces tests effectués sur les 67 prélèvements réalisés ont révélé avec certitude que seul l’ADN du chien de la victime était présent sur les plaies de cette dernière et à proximité. Les chiens du Rallye la Passion sont donc complètement innocentés et exonérés de toute responsabilité relative à l’accident.

 

Source : DR

 

Selon une source proche du dossier, les tests ADN ont confirmé la présence de l’ADN de Curtis sur les blessures, sous les ongles et à l’intérieur du t-shirt d’Elisa. Quelques jours plus tôt, un rapport d’experts avait affirmé que les morsures sur le corps de la victime correspondaient uniquement à la mâchoire de Curtis. Le premier rapport d’autopsie faisait pourtant état de l’attaque « probable de plusieurs chiens ».

 

La mort d’Elisa Pilarski enflamme les débats depuis plus d’un an. Entre les informations contradictoires sur le déroulé de la chasse à courre et l’origine étrange de Curtis, le chien de Christophe Ellul, la vérité semble avoir du mal à être très claire. Quelques jours plus tôt, la mère d’Elisa Pilarski avait fait savoir par l’intermédiaire de son avocate que sa fille et son compagnon se connaissaient depuis peu, et que Curtis n’était pas le chien d’Elisa, mais celui de Christophe.

 

Pour l’heure, le parquet d’Amiens n’a encore fait aucune déclaration officielle sur l’affaire.

Retour sur l’affaire Elisa Pilarski

Tout commence le 16 novembre 2019, dans la forêt de Retz, dans l’Aisne. Le corps d’Elisa Pilarki, 29 ans, vient d’être retrouvé à moitié dénudée par son compagnon, Christophe Ellul. La jeune femme aurait par ailleurs envoyé plusieurs messages pour lui indiquer la présence de chiens menaçants.

 

Au même moment se tenait une partie de chasse à courre, organisée par le Rallye de la Passion. Une soixantaine de chiens étaient donc eux aussi réunis dans la forêt de Retz. Assez rapidement, les soupçons se sont portés sur Curtis et sur les chiens de l’équipage. Le chien de Christophe Ellul a été saisi, puis placé à la fourrière en vue d’une évaluation comportementale.

 

Source : DR

 

Il aurait alors mordu à plusieurs reprises et fait montre d’un comportement agressif envers les soignants et les bénévoles. Des doutes quant à son origine ont commencé à poindre. Le chien, selon toute vraisemblance, aurait été importé des Pays-Bas illégalement, sans papier d’identification. Curtis ne serait donc pas un American Staffordshire Terrier, mais un American Pitbull Terrier. Pourquoi ? Parce qu’en France, les chiens Amstaff dépourvus d’identification LOF passent automatiquement dans la catégorie des chiens typés : ils deviennent alors des chiens de catégorie 1.

 

La détention de Curtis aurait dû, légalement, être soumise à plusieurs critères très stricts. Selon plusieurs sources, il aurait été dressé au mordant et aurait développé un instinct mordeur assez fort.

 

La famille d’Elisa, à travers l’avocate de sa mère, a pris ses distances avec Christophe Ellul et le chien suite à la diffusion du rapport des vétérinaires. Selon Me Cathy Richard :

Le temps passé avec Curtis est très bref, elle a dû le voir moins de cinq fois et à chaque fois, Christophe était là. Selon la maman d’Elisa, c’était peut-être la première fois qu’elle sortait le chien toute seule.
 

La mère d’Elisa s’est également exprimée :

Comment mettre la vie d’un chien au-delà de celle d’une femme qui portait un enfant ? Il ne s’agit pas d’une vie pour une vie, mais de laisser la justice se poursuivre avec sérénité.

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