Abattoirs : le délit de maltraitance reconnu. Les associations se félicitent

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Le 29 décembre 2017, le gouvernement a annoncé, à l'issue des États généraux de l'Alimentation, sa volonté d'étendre aux abattoirs le délit de maltraitance, qui s'applique déjà aux animaux domestiques. Une semaine plus tôt, une source proche du gouvernement avait confié :

 

Dans le projet de loi est accroché un article étendant au pénal les mauvais traitements sur animaux lors du transport d'animaux vivants et dans l'industrie alimentaire, notamment les abattoirs. La création de ce délit sera inscrite dans le code rural.

 

Source : L214

 

C'est désormais chose faite. Cette avancée, qui intervient après les réclamations de nombreuses associations, ainsi que le travail acharné de L214 pour dénoncer les conditions à l'intérieur des abattoirs, permettra enfin de réguler les modes de transports des animaux, ainsi que les moyens d'abattage. L'article devrait être intégré dans le code rural. Malgré ce grand pas en avant, un petit revers est à déplorer : faute à un calendrier peu favorable, le projet de loi visant à installer des caméras de surveillance dans les abattoirs a été reporté à plus tard.

 

Les abattoirs régulièrement pointés du doigt

Depuis plusieurs années, les abattoirs français se retrouvent au cœur de nombreuses polémiques, mises en lumière par les enquêtes de l'association L214. Animaux gazés, maltraités, tués dans des conditions de grande souffrance… Les horreurs ne manquent malheureusement pas…

 

Source : L214

 

L214 dénonçait depuis longtemps le manque de réglementation dans les abattoirs français, qui menait très régulièrement à des abus en tout genre. Le 22 juin 2009, le Conseil de l'Europe préconisait pourtant de "réduire autant que possible la souffrance et la douleur ressenties par les animaux en appliquant des méthodes d'étourdissement et de mise à mort agréées, fondées sur le savoir scientifique et l'expérience pratique".

 

Source : L214

 

En France, l’article 512-1 du Code pénal prévoit une peine maximale de deux ans de prison accompagnés de 30 000 euros d’amende pour les tortionnaires d’animaux. Une peine insuffisante au regard des sanctions réservées à d’autres délits.

 

La Fondation 30 Millions d’Amis a lancé une pétition pour demander que l’article 512-1 du Code pénal soit révisé et que les sanctions soient aggravées. Pour la signer, cliquez ici.

 

Malgré tout se pose la question de la surveillance. En l'absence de caméras, le contrôle des abattoirs semble rester aléatoire.

 

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