8 personnes jugées pour des menaces contre Willy Schraen

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Willy Schraen, le président de la Fédération Nationale de la Chasse, est régulièrement la cible de menaces, comme le rapporte le site d’informations 20 Minutes. Ce harcèlement sur la toile s’était exacerbé en mai 2020, lorsque que M.Schraen avait évoqué le piégeage de chats pour lutter contre la destruction des oiseaux.

 

Huit personnes ont été jugées à la fin du mois de septembre pour des menaces de mort à l’encontre du président des chasseurs. L’audience s’est tenue à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, Willy Schraen étant conseiller municipal dans une commune proche.

 

En mai, Willy Schraen avait déclaré que les chats tuaient bien plus d’animaux sauvages que les chasseurs. Il avait alors suggéré de piéger les félins qui se trouvaient à plus de 300 mètres des habitations. Des propos qui avaient immédiatement déclenché de vives protestations. Le déferlement est tel que Willy Schraen porte plainte.

 

Les menaces ont été suffisamment prises au sérieux pour que la gendarmerie décide de placer Willy Schraen ainsi que sa famille sous protection policière.

 

Source : Belga

 

Les enquêteurs remontent assez rapidement à l’origine des menaces particulièrement violentes et répétées et arrêtent huit personnes, âgés de 20 à 70 ans. Denis Delcourt-Poudenx, avocat de la FNC, explique :

 

La tâche des enquêteurs a été facilitée car nous avions fait constater par huissier les noms et les pseudos des internautes les plus virulents.

 

La majorité des personnes arrêtées ne connaissaient pas M.Schraen.

 

Ils n’ont pas vu l’émission et se sont laissés mobiliser par des influenceurs anti-chasse qui ont sorti les propos de leur contexte,. Ce procès doit aussi apporter une réflexion sociétale et revêtir une valeur pédagogique sur ce phénomène de haine sur Internet.

 

Pour Willy Schraen :

 

Ce procès doit contribuer à changer les choses face à cette situation insupportable que vivent hélas beaucoup de citoyens victimes de cette violence permanente sur les réseaux sociaux.

 

7 des prévenus ont été condamnés à des peines de prison allant de quatre à douze mois avec sursis. Le dernier a été condamné à six mois de prison ferme. Il purge une peine de mise à l’épreuve dans une autre affaire.

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